La calligraphie (shodo, ou voie de l'écriture) est un art de l'instant, de l'éphémère.
L'essentiel de l'acte s'accomplit en quelques secondes, ce qui ne laisse place à aucune hésitation, aucun retour en arrière. La calligraphie ressemble à un souffle.
Même si le profane apprécie difficilement les qualités d'une belle caligraphie, il peut, selon sa sensibilité l'évaluer selon un certain nombre de critères objectifs, utilisés par les juges lors des compétitions :
-L'équilibre général du caractère et de la composition.
-La force la netteté des lignes droites.
-La délicatesse et la "mobilité" des lignes courbes.
-La différenciation nette entre traits épais et traits fins.
-L'encrage "exact" du pinceau en fonction du caractère à tracer.
-Le "rythme" de l'ensemble.
-L'équilibre général du caractère et de la composition.
-La force la netteté des lignes droites.
-La délicatesse et la "mobilité" des lignes courbes.
-La différenciation nette entre traits épais et traits fins.
-L'encrage "exact" du pinceau en fonction du caractère à tracer.
-Le "rythme" de l'ensemble.
L'art du calligraphe, vieux de plus de trois mille ans en Chine, n'a pénétré au Japon qu'aux alentours du VIIe siècle, en même temps que le bouddhisme.
Les Japonais s'enthousiasmèrent immédiatement, et les premiers moines calligraphes furent adulés comme des saints doués de pouvoir surnaturels. Le moine Kukai, à la demande de l'empereur réalisa simultanément cinq calligraphies différentes, un pinceau dans chaque mains, deux autres coincés dans les orteils et un cinquième dans la bouche...
Les Japonais s'enthousiasmèrent immédiatement, et les premiers moines calligraphes furent adulés comme des saints doués de pouvoir surnaturels. Le moine Kukai, à la demande de l'empereur réalisa simultanément cinq calligraphies différentes, un pinceau dans chaque mains, deux autres coincés dans les orteils et un cinquième dans la bouche...
La calligraphie est parfois présentée comme un art musical : le poème à écrire constitue la partition, le calligraphe jouant le role de l'instrumentiste qui "interprète" l'oeuvre.
PROGRAMME
Découvrir et connaître la philosophie de la calligraphie japonaise.
Apprendre à exprimer son monde intérieur à travers la calligraphie des caractères japonais dans l’utilisation efficace de l’espace de la feuille de papier et l’utilisation des deux types de pinceaux Futo-fude et Hoso-fude (gros pinceau et pinceau fin).
Etape 1
La calligraphie japonaise
Philosophie de la calligraphie et explication du matériel et de son utilisation
Exercices de traits divers et kanjis simples
Corrections du responsable d'atelier
Etape 2
Apprendre à utiliser efficacement l’espace de la feuille de papier
Exercices de traits divers
Exercices de Katakanas et de kanjis simples
Ecriture de son nom en Katakanas
Corrections du responsable d'atelier
Etape 3
Calligraphier sa propre oeuvre
Exercices de divers traits et courbes
Exercices d’Hiraganas et de kanjis
Corrections du responsable d'atelier
MÉTHODE
De nos jours, au Japon, la calligraphie est toujours un peu pratiquée à l’école primaire, où après avoir calligraphié les Hiraganas, les enfants ne calligraphient très rapidement ensuite plus que les seuls kanjis.
En calligraphie, les kanjis sont en effet plus simples à tracer que les Hiraganas. Car dans les Hiraganas, les traits sont plus longs et il y a des courbes, à l’inverse des kanjis, ce qui rend beaucoup plus délicat le dosage de l’encre et de la force à mettre dans le tracé du pinceau.
C’est pour cette raison que nous proposerons pendant l'atelier de tracer tout d’abord des kanjis simples. Bien sûr, seront également proposés aux élèves étudiant la langue japonaise quelques exercices en traçant des Hiraganas.

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